• A la mémoire de Véronique A.

    Bonjour Véronique,

    Je sors d'une période chargée émotionnellement, raison pour laquelle je ne t'ai pas contactée jusqu'ici.

    C'était aussi pour moi nécessaire de prendre un certain recul par rapport à ce que j'ai pu découvrir chez ta sœur : toutes ces photos. C'était fort, tellement fort pour moi. Encore une fois, je ne peux pas m'en expliquer la raison. Je</personname /> suis intrigué, et je reste là, sans comprendre.

    Je comprends par contre que je ne pourrai pas entamer ce projet. Trop intense. Trop tôt. Pas l'instant tout au moins. Je réalise que j'avais envie de travailler avec toi et je ne sais pas bien le sens que ça aurait de le faire seul.

    C'est peut-être cette osmose mort-née, cette sorte de coup de foudre dévastateur, dans le sens déclencheur, comme une sorte de labour qui se plante dans une existence pour y mettre des nouvelles lumières, pour préparer une nouvelle saison qui peut-être durera une vie entière. Que sais-je ?

    Je suis triste que ces photos partent au musée. Je suis triste d'être face à moi-même, et en colère de ne pas sentir que c'est le moment, que tout y est.

    Je suis en colère que tu ne sois plus là. En fait, ça me rend fou de rage, quand j'y pense. Oui, c'est seulement maintenant que je parviens à en être sûr !

    En quelque sorte, le travail avec toi n'a plus cessé depuis le premier regard que je t'ai écrit, et il est fort possible qu'il ne s'arrêtera jamais. 

    Rêver l'impossible, l'écrire. Y croire. Accepter ce qui se présente, mais refuser ce qui arrive. Dire non à tout et tout accepter quand même.

    C'est ma vie que j'ai vu passer dans ces images. Celle que j'osais pas vivre. C'est le type qui me faisait peur que j'ai vu au travers du masque d'infortune, au-delà des faux-semblants.

    C'est tout ça : Le regard fier, l'image d'une image, une couleur particulière, des instants d'horreur, et l'amour, le désir et la peur de tout vivre. De tout revivre.

    Et d'être fragile. De n'être pas plus fort. D'être tellement inchangé, de s'élever vers ... le bas.

    Je crois qu'il est l'heure. L'heure de laisser la vie continuer et de remercier le ciel pour ce que j'ai pu grandir grâce à ta rencontre et celle de ta sœur.

    Je crois qu'il est l'heure aussi de la remercier elle, pour sa disponibilité, son écoute et ce qu'elle est simplement.

    Your Aks

    résOnne

    au cœur

    d_e_moi


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