• Quelle chance pour les générations ? Quelle chance d'éclore pour la masse ? Sortir des profils, sortir des favoris.

    Des favoris pour mieux me servir, me dit-on. On m'oblige à donner mon pays, ma naissance, ma langue.

    Pour mieux m'acheter, me vendre. A quoi ressemble le monde que je consulte, si ce n'est à un filtre plus puissant que celui de mon mental ?

    Ma voiture sera celle que je me construis, qu'on me construit, ma destination de vacances, ma femme, etc. Je choisis… l'illusion de la masse statistique. J'entendais hier parler des favoris sociaux du net. Idem. Totalitologisme de la pensée par la masse statistique prédictoire. Tout est faux. De plus en plus. (Même le mot prédictoire est faux).

    Osho m'apprend à prendre conscience des filtres, m'apprend que la clé est sous le paillasson de mon attention trop souvent laissée à autrui. Les maîtres disent tous pareil. Soyez dans l'inspir. Soyez ce que vous faites.

    L'illusion est puissante. Plus puissante encore grâce à la technologie. L'homme est plus éveillé, le petit d'homme, dit-on. La technologie et le commerce compensent largement.

    Quelles chances, chances au pluriel, puisque j'y crois et parce que les statistiques parlent de possibilités, probabilités, quelles chances de se trouver encore au milieu de ça ?

    La chance : Court-circuit. Panne de Maître et Dieu courant, sans quoi rien de tout ceci ne reste possible. Nucléaire d'abord, l'énergie du diable, en somme.

    En somme, sonnante et trébuchante, de soi.

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  • Pour une peau
    belle étendue

    un arc
    au sol

    mes jambes,

    j’attends
    un bras
     

    l’ombre
    la lumière
    tu fais

    [que tu me fais]

    une sorte de bien-être
    soleil en poche
    un trou le ciel,

    je tends pile 
    la monnaie de la pièce.

     

     

     

     


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  • Dans ma main, fourmis et insectes divers. Les émotions qui courent la mort. Pleurs et acides, ceux qui rongent la bouche, creusent les dents, les estomacs. Creuse : l'œil, les mines de sel.

    Les insectes, à plusieurs reprises. Le froid, aussi local dans cette cave aux musiques sombres. Les mélanges, les sens, l'enfance qui regarde à la lumière de cet œil neuf que j'aimerais avoir. Sans autre. Sans plus. Que j'aimerais avoir sur moi-même, le monde, cet instant précis où j'avais faim, quand la lumière décline et que l'amour a besoin.

    Une vague sur la frange dit que tu es inquiète. Ton geste finit lentement sur ton oreille que je presse contre ma main. C'est ta tendresse que j'aime, la fraîcheur-chair, tendresse des cœurs que je répète aux infinis.

     

    Vie d'émois,
    vide amour

    Belle nuit.
    Un beau jour...

     

     


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  • Sable.
    Insaisissable.

    Les mots que l'on regarde à peine.

    Avec des mots sourds, on ne peut rien comprendre. Soi compris. Comme des notes que l'on écoute à peine, ou rien du tout : Pas un regard de sens. Comme la femme que j'ignore, sans un regard.

    Les femmes sont des mots que l'on ne veut pas voir, par peur de faire des phrases de vie. Alors, comme les mots du dictionnaire, on reste seul, les uns sous les autres, alignés avec un peu du sens que Larousse décide.

    Sauf que de ce livre-là, on peut sortir. Lentement, on peut ajouter du sème différent, comme le temps fait glisser les mots, il fait glisser les vies. L'intime, qu'on ne veut pas voir, comme les mots, les vies, la magie du sens qui est là, comme l'amour. On ne veut rien savoir.


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  • Dans ma bière, ma belle bière, il naît des bulles. Il pleut à l'envers, pour ainsi dire. Il y a une sorte de course à l'oxygène où chacune se bouscule pour arriver la première à la mousse libre.

    J'ai 31 ans et je regarde une blonde pour la première fois bien au fond des yeux.

    Y a comme des grappes, des sortes de petits troupeaux vivant et mobiles Ca va vite. Y a comme des couloirs invisibles dans lesquels les bulles se bullent. J'aimerais dire qu'elles laissent faire l'apesanteur, mais c'est une contre-pesanteur qui les attire inexorablement à la surface de la bière, puis de ma lèvre.

    Cruel sort de la bulle qui redescend dare-dare au fond des gorges à mon estomac. Mmmmh, mon cou gorgé de bière !

    Sur ma langue, ça fait "skipulli-skipulli" lorsqu'elles rendent âme et goût. "Skipulli-skipulli", le bruit de la (gorgée de) bière.




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