• Voilà que je rencontre Gabrielle. J'ai écouté ce que j'ai vu au Cygne, un signe.

    Tout ce qui s'en va. Cette atmosphère spéciale. L'eau visqueuse. La source du Flon.

    Les métiers d'hommes. La forge, le cœur, le laisser aimer. Ne penser qu'à rien.

    Astuce, mais sans malice. Rien de tout ça. Le karma fait son œuvre. Karma est.

    Gabrielle est un ange. Simple. Une bonne nouvelle.


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  • Laissé

    les formes

    les peaux

    du vent

     

    les plis

    laissés

    les bois

    meurtris

     

    usés

    l'accord

    la rime

    l'accord

     

    usée

    la vie

    la mort

    en somme.

     

    A la ligne

    usée.


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  • Je sens la poitrine vibrante. Ce qui passe chaque seconde. Les carreaux vernissés qui gardent la buée de ses mains, puis de ses jambes et de ses cuisses enfin. Elle aime, halète, échappe à mon doigt, elle se sait comme la bête. La</personname /> chaste est ouverte. Les lumières s'éteignent. Il reste les gestes plus durs que tout de suite.

    Elle n'est plus qu'une pâte qui m'enrobe vraiment corps et âmes.

    Et les sons de cette nuit, le sol glacial, la peau qui cède aux assauts du sang plus chaud que des soleils, des chocolats aux mousses que la langue ne peut happer, aux bruits des bulles du lait, à ces envies trop pressantes que je confonds, à cet autre qui se défend de mon couple, d'échanger des souffles obscurs et des désirs que je sens l'étrangler.

    C'est trop. Alors, je laisse aller tout. A elle, à la terre, aux murs que je devine humer sa peau, la palper vraiment, puisqu'il y a là plus de murs que je n'ai de mains, puisqu'elle veut partir quand moi, puisqu'elle veut finir toute cette histoire de dingue. J'allais seulement pisser et me voici ventre à ventre à terre. Ca n'est pas moi. Mais c'est moi. Ca n'est pas vrai. Mais pourtant, c'est vrai.

    Je crois qu'elle était rousse de peau, une matière sensuelle.

    10 minutes pour sécher. Le boss déteste attendre.

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  • Je respire pour la première fois de la journée.

    J'ai marché beaucoup, mais je n'ai pas avancé d'un pouce. Je pense à elle. A l'Italie. A son Italie. Mes rêves. Ce qui reste possible. Vivant. Sublime.

    Je me revois. Je pense à ce que je dirai vendredi. Je me sens vivant et mort. Je ne sens plus rien du passé aussi bien qu'avant. Je revois cette cellule à Hauterive. Je regarde ma chambre, mon lit. Ce que je n'utilise jamais. Les cols trop hauts, les habits neufs. J'en ai bien assez pour ce soir. J'ai trop appris. Trop mangé.

    Laisse-moi seul. J'aimerais parler au monsieur qui se tient la tête.


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  • Moi. La demoiselle. Je l'ai aimée sans attendre. Je lui ai dit : « La fumée de votre cigarette m'importune. » Son regard était doux. Tout doux. Doux comme les nuages de mes rêves. Doux comme une peau fraîche.

    Le toucher simple d'une main qui tisse des harmonies gracieuses dans ma nuque, j'échange mon piano contre ton toucher, les cordes de ma vielle grâce à toi. Les instruments s'accordent et la symphonie d'un monde nouveau m'emporte loin les étoiles.

    Je tais les mots. Entre nous, c'était toi.


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