Enfant, c'est moi qui parle ici à travers le temps, les murailles au passage invisible.
Je n'existe qu'en moi-même mais tu peux faire fleur de mon existence si tu regardes en arrière. Je suis toi. Je suis différent. Je respire ton oxygène et tes passions. Au creux du ventre, juste là, parmi les papillons.
Regarde l'été, la souvenance des rêves, la berce trop fragile des premiers temps, la vision du monde qui vibre de chaque instant du tout possible.
Enfant. Les félins trop tranquilles. Le train rouge qui vole, les bruits de bouche qui résonnent dans le vieux coulage, les pastilles en poudre. Enfant, je n'ai fait que me promener. Je n'ai fait que traverser ce qui existe. Voici ce que je souhaite retrouver : l'enfance de chaque instant.